Echos
In situ, Son, Politique, Installation

Les caves et les greniers du château ont été transformées en cellules de prison pour femmes pendant 150 ans. Cette prison était tenue pas des carmélites, où même la parole était interdite.

Pour cette installation ont été collectés des textes de 15 femmes plus ou moins célèbres venant de pays différents, qui durant l’histoire récente ont été emprisonnées, essentiellement pour des raisons politiques, et qui ont écrit durant leur emprisonnement.

Les textes ont été dit par autant de femmes différentes, enregistrés et diffusés de manière discrète dans les caves. Ces caves, par leur architecture permettent la transmission des sons le longs des voûtes comme dans le métro : quand on parle à un coin de la pièce on entend la voix à l’autre bout. Des hauts-parleurs ont donc été installés sur un coin de chaque cave et les voix des femmes semblaient sortir des murs, des pierres, comme des voix de revenantes.

On entendait des textes de Rosa Luxemburg, Eva Forest, Elly Ioannidou, Petra Kraus, Ulrike Meinhof, Paola Besuchio, Nadia Mandovani, Luise Jacobsen, Mata Hari, Aung San Suu Kyi, trois textes de protestations des années 90 écrits par des femmes anonymes du Tibet, de la Chine et du Kurdistan ainsi que deux textes poétiques que j’ai trouvé écris/gravés sur les murs des cachots du Château, l’un d’une femme anonyme, l’autre d’une certaine Monique Lelong.